Antennes relais: l'accord opérateurs/mairie de Paris pourrait être une "référence" nationale, selon Yves Contassot
AP - 16 février 2003

PARIS (AP) - L'adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement Yves Contassot a souhaité dimanche que l'accord entre les opérateurs de téléphonie mobile et la municipalité de la capitale sur les antennes-relais serve de "référence" nationale.

La Ville de Paris et les trois opérateurs français, Bouygues Telecom, SFR et Orange, ont conclu un accord de principe vendredi soir fixant "un seuil d'exposition (aux ondes électromagnétiques) 20 à 40 fois inférieur aux normes légales", a expliqué Yves Contassot sur Europe-1.

"Quand une antenne de téléphonie mobile émet, elle émet avec une certaine puissance: ce qui nous paraît important à nous c'est de vérifier ce que chaque personne reçoit comme champ électromagnétique", a précisé l'adjoint au maire chargé de l'Environnement.

"Nous voulons une puissance maximale de réception pour chaque Parisien et chaque Parisienne, chaque personne qui vit ou travaille à Paris", a noté l'élu Vert. "Nous voulons vérifier ce que chacun perçoit et non pas seulement ce que l'antenne émet".

Si l'Hôtel de Ville a "négocié avec les opérateurs pour l'ensemble de Paris", c'est parce que la capitale présente une situation "atypique avec une densité extrême: plus de 1.600 sites considérés comme sensibles au sens du rapport Zmirou (écoles, crèches, établissements de soin)", a souligné l'adjoint au maire chargé de l'Environnement. "On saura maintenant où sont les antennes, où elles vont être installées".

De plus, "il y aura une concertation, des discussions avec les populations concernées et une intégration paysagère, les antennes seront moins laides", a-t-il ajouté.

Mais "aujourd'hui, ce qu'on a fait à Paris va sans doute servir de référence parce que le taux est inférieur à ce qu'on trouve ailleurs", a-t-il assuré.

Reconnaissant que "les dangers pour la santé ne sont pas prouvés", Yves Contassot a mis en avant le principe de précaution. "C'est une énorme inconnue, il faudra un délai très très long pour voir quels peuvent être éventuellement les impacts sur la santé".

"Nous verrons bien dans 10 à 15 ans, et si d'ici là il y a des évolutions soit réglementaires soit des avancées scientifiques, nous adapterons" la règle, a-t-il indiqué. "Les opérateurs en sont d'accord".

Des représentants d'associations ont salué dimanche cette décision à l'image d'Etienne Cendrier de l'association Priartém (Pour une Réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile) qui lutte contre la prolifération incontrôlée des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile sur le territoire national.

"On se rapproche du principe de précaution à Paris, c'est une avancée énorme", a-t-il estimé sur France 2. Mais désormais "on demande qu'on applique le seuil que nous préconisons pour avoir une vraie garantie de sécurité publique".

AP ljg/cr

 

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