ANTENNES RELAIS
Les associations demandent un moratoire des implantations durant les négociations sur la charte parisienne
Agir pour l'Environnement - Priartem - Vendredi 13 décembre 2002


Le Conseil de Paris a voté, le 10 décembre 2002, un vœu afin que les valeurs limites d'exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les antennes-relais de téléphonie mobile ne puissent pas dépasser 2 V/m pour le 900 GSM et 3V/ pour le 1800 GSM. En fixant ces valeurs, nettement inférieures à celles inscrites dans le décret du 3 mai 2002, les élus de la capitale soulignent la nécessité de prendre en compte les effets athermiques de ces champs pour protéger les populations riveraines. Nous prenons acte de cette volonté qui peut permettre d'avancer vers des normes réellement protectrices que les recherches actuelles permettent de situer entre 0,5 et 1 V/m.

Ce vœu devrait permettre de relancer le processus de négociation d'une charte avec les opérateurs de téléphonie mobile. Ce processus semble actuellement en panne du fait de la mauvaise volonté des opérateurs qui font tout faire pour prolonger les négociations tout en continuant à implanter des antennes.

En effet, alors que les mobilisations locales se multiplient, les opérateurs de téléphonie mobile s'entêtent dans une stratégie conflictuelle avec les riverains, tentant coûte que coûte d'installer leurs stations de base dans des lieux choisis en fonction de stricts critères d'opportunité.

Les sites actuellement choisis par les opérateurs ne tiennent toujours pas compte des zones sensibles comme les écoles, crèches, maisons de retraite ou hôpitaux et concentrent même la plupart du temps le nombre d'émetteurs sur un seul et même lieu. Les opérateurs continuent donc à adopter une posture arrogante préférant négliger une concertation pourtant nécessaire avec les parents d'élève, les riverains et locataires.

Devant cette absence de volonté des opérateurs de téléphonie mobile à signer la charte proposée par les élus de Paris, Agir pour l'Environnement et Priartem demandent à la Mairie de Paris de prendre d'urgence les dispositions suivantes :

- adoption d'un moratoire sur les implantations durant les négociations sur la charte parisienne ;
- suspension sine die des conventions liant la Mairie de Paris et les offices HLM aux opérateurs tant que ceux-ci n'auront pas fait preuve d'ouverture vis à vis de la signature de la charte parisienne.

Les associations Agir pour l'Environnement et Priartem resteront aux côtés des riverains qui s'opposent à l'implantation des antennes relais en dehors de toute réglementation protectrice de leurs conditions de vie et de santé.

 

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