Les téléphones mobiles liés aux "gènes suicides"
AFP - 16 novembre 2002


Une nouvelle recherche a soulevé des nouvelles questions sur la sécurité des téléphones mobiles, déjà dans le projecteur, après que certains scientifiques aient suggéré qu'ils pouvaient provoquer des cancers du cerveau.

Des tests menés par un biologiste des cellules italien Fiorenzo Marinelli suggèrent que les téléphones, s'ils ne causent pas une menace directe, peuvent faire en sorte que des tumeurs grandissent plus agressivement, dit l'édition de samedi du New Scientist hebdomadaire britannique. L'équipe de Marinelli au Comité national de recherche de Bologne exposa une éprouvette de laboratoire avec des cellules de leucémie à des micro-ondes à 900 MHz, la fréquence employée ordinairement par les réseaux mobiles européens, à une puissance de 1 (un) milliwatt soit 1/500e de la puissance maximum émise par un téléphone cellulaire.

Les chercheurs examinaient le fonctionnement des gènes qui déclenchent la mort des cellules, un mécanisme qui pourrait aussi éventullement permettre aux cellules malades de se développer et de devenir une tumeur.

Après 24 heures d'exposition, ces dénommés " gènes suicides " furent mis en action beaucoup plus fréquemment dans les cellules qui avaient été exposées que dans celles du groupe de contrôle qui n'avaient pas été exposées. En outre, 20 % de plus de mort de cellules, furent rencontrées parmi les cellules exposées par rapport à celles du groupe de contrôle.

Par conséquent, ce phénomène suggéra que les rayonnements pouvaient tuer les cellules cancéreuses. Mais, la situation se renversa brutalement après 48 heures d'exposition. Les cellules exposées ne mourraient plus en fait ; un grand nombre parmi elles se reproduirent férocement. De plus en plus de gènes suicides furent interrompus dans leur action et trois gènes qui favorisent la multiplication furent mis en action.

Marinelli qui présenta ses résultats lors d'un atelier, ce mois-ci, en Grèce, sur les effets biologiques en provenance des champs électromagnétiques pense que les preuves montrent que les rayonnements peuvent influencer les gènes de cellules qui jouent un rôle clef dans la propagation du cancer.

" Nous ne savons pas ce que les effets seraient sur les cellules d'un humain en bonne santé ", Marinelli est cité, dans le "New Scientist", en disant : " Mais, dans les cellules de leucémie, la réponse est toujours la même.

" Cette étude est importante parce que le grand débat est : "Est-ce que les normes pour prendre les mesures de sécurité sont les bonnes".

La règle typique c'est que parmi les rayonnements ionisants -les ondes radio (micro-ondes) sont suffisamment puissantes pour provoquer des cassures des liaisons chimiques dans les cellules, ainsi elles peuvent endommager les ADN.

Mais, de nombreux scientifiques pensent que les dommages peuvent être infligés subtilement par des rayonnements qui sont non-ionisants. Marinelli suspecte que, dans son expérimentation, les rayonnements peuvent avoir rompu les signaux chimiques dans les cellules, et en fin de compte déclenchent un mécanisme de défense qui provoque une réplique non contrôlée des cellules.

Cependant, son travail doit encore être confirmé par des tests sur des animaux de laboratoire.

De nombreux pays ont mené des études sur les liens suspectés entre le cancer et l'usage du téléphone mobile, mais disent que les craintes sont infondées. Une enquête faite par le gouvernement britannique, en avril 2000, ne trouva pas de risque pour la santé, mais cependant, recommanda que les gens adoptent une approche de précaution, notamment en restreignant l'usage de ces téléphones par les enfants.

AFP, publié en anglais et traduit par Raoul Treigner

 

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