Rapport sur la téléphonie mobile :
Des sénateurs sous influence ? ! ?
Agir pour l'Environnement - Lundi 18 novembre 2002


L'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques vient de rendre public un rapport sur la téléphonie mobile et la santé. Cet Office s'est fait, à cette occasion, le porte voix des lobbies au lieu de jouer un véritable rôle d'information.

Au-delà des imprécisions scientifiques inacceptables qui rythment ce rapport parlementaire, les associations dénoncent des raccourcis qui induisent les sénateurs en erreur. Le Comité scientifique, récusé par les associations dès le mois de juin, n'est sans doute pas pour rien dans l'orientation globalement rassurante du rapport.

Au sujet des antennes relais, les sénateurs indiquent qu' " aucune étude n'a été effectuée en laboratoire, mais qu'il est possible d'extrapoler celles faites avec des téléphones mobiles éloignés de la tête ", se risquant ainsi à des simplifications hasardeuses ! Quelques pages plus loin, ils ajoutent que " si peu d'études ont porté sur les effets potentiels des stations de base, c'est évidemment en raison du très faible niveau d'exposition correspondant ". Ces certitudes "scientifiques" relatives aux conséquences sanitaires liées aux antennes relais se basent donc sur une absence d'études sérieuses, partant de postulats erronés largement promus par l'ICNIRP, organisme totalement sous influence.

Cette absence de certitudes scientifiques n'empêche nullement les deux auteurs de ce rapport de se déclarer hostiles à tout lancement d'une étude épidémiologique ; préférant sans doute la formule " dans le doute, abstiens toi "… !

Préconisant un usage précautionneux du principe de précaution, Messieurs Lorrain et Raoul préfèrent évacuer d'un revers de main la controverse scientifique qui fait pourtant rage. Les associations réitèrent leur demande d'une baisse sensible des seuils d'exposition à 1 volt par mètre comme de nombreux pays l'ont déjà fait, le lancement d'une étude épidémiologique et d'une enquête d'utilité publique relative à la troisième génération de téléphonie mobile qui nécessitera l'implantation de plus de 500 000 antennes relais nouvelles à travers toute l'Europe.

 

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