Antennes relais:
des associations interpellent les partenaires opérateurs
AFP - 30 octobre 2002


Les associations Priartem et Agir pour l'environnement ont interpellé lundi les partenaires des opérateurs de téléphonie mobile pour l'installation d'antennes relais, suite au refus des assureurs de couvrir les éventuels risques sanitaires liés à l'émission de champs électromagnétiques.

Plusieurs assureurs et réassureurs français ont annoncé mardi dernier qu'ils refusaient de couvrir les risques liés à l'émission de champs électromagnétiques, notamment par les téléphones mobiles, au nom du principe de précaution. Cette couverture entre dans le cadre des polices de responsabilité civile.

Les deux associations recommandent aux partenaires des opérateurs, comme les communes, les offices HLM et les syndics, de demander de leur fournir des justificatifs de leurs assurances et, le cas échéant, de résilier leurs baux.

Ces baux sont en effet "susceptibles de leur faire courir des risques financiers sans aucune mesure avec les gains espérés des locations de sites pour l'installation d'antennes relais de téléphonie mobile", avancent Priartem et Agir pour l'environnement dans un communiqué commun.

Il existe jusqu'à présent dans les baux signés avec les opérateurs, une clause qui prévoit une obligation d'assurance pour ces derniers, notamment en matière de responsabilité civile.

Selon les associations, les partenaires risquent de voir leur responsabilité engagée aux côtés des opérateurs de téléphonie mobile dans le cadre d'éventuelles plaintes déposées par des riverains d'installations et de supporter également la charge financière des condamnations.

 

> Imprimez cet article X Fermer la fenêtre