Antennes relais :
des associations interpellent le gouvernement
AFP - 08 octobre 2002

PARIS (AFP), Les associations Agir pour l'Environnement et Priartem ont demandé mardi au gouvernement de durcir la réglementation sur l'implantation d'antennes relais de téléphonie mobile, soupçonnées d'être dangereuses pour la santé.

"Après plusieurs mois pendant lesquels les associations ont attendu un geste de la nouvelle majorité", elles ont décidé de relancer leur campagne intitulée "insup-Portables, les antennes relais", visant à obtenir des normes plus sévères, ont-elles annoncé dans un communiqué.

Les deux associations réclament une "conférence de citoyens" et le lancement d'une étude épidémiologique sur l'impact des antennes relais et des téléphones cellulaires sur la santé. Elles demandent aussi l'abrogation du décret -pris par le gouvernement Jospin le 3 mai- qui fixe des seuils d'exposition qu'elles jugent trop peu contraignants, et l'adoption d'une nouvelle loi. Les conférences de citoyens consistent à former pendant un ou plusieurs week-ends des personnes tirées au sort sur un sujet controversé (comme les organismes génétiquement modifiés ou le changement climatique) afin de recueillir leur avis et leurs recommandations.

Le décret du 3 mai 2002, l'un des derniers du gouvernement Jospin, soumet les opérateurs de téléphonie mobile à un seuil maximal d'émission de 41 volts/mètre, contre un seuil de 1 v/m défendu par les associations. Actuellement, la législation française autorise les opérateurs téléphoniques à installer leurs antennes partout où le propriétaire veut bien louer son toit, sans exiger l'avis des riverains ni l'autorisation de la mairie.

A Paris, la mairie a engagé des négociations avec les trois opérateurs de téléphonie mobile (Orange-France Télécom, SFR, Bouygues Télécom) pour conclure une charte de bonne conduite prévoyant notamment une procédure d'autorisation préalable et une limitation de puissance des antennes. Les associations ont multiplié ces derniers mois les manifestations contre l'implantation d'antennes, notamment à proximité de lieux sensibles tels que les écoles, hôpitaux et crèches.

La ministre de l'Industrie Nicole Fontaine avait affirme début septembre "qu'aucune étude scientifique n'a pu mettre en évidence un risque sanitaire pour les populations vivant à proximité des stations de base de téléphonie mobile".

 

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