AP - 07 janvier 2008
Pas de téléphone portable en maternelle et primaire, préconise NKM


La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est déclarée lundi "favorable à l'interdiction à la vente" des téléphones portables destinés aux très jeunes enfants et a plaidé pour que leur usage soit interdit dans les écoles.

"Moi, je suis favorable à l'interdiction à la vente de certains types d'appareils, par exemple les appareils qui sont vraiment très spécifiquement dédiés à des enfants de trois, quatre ans", a-t-elle déclaré sur RMC, quelques jours après une mise en garde du ministère de la Santé contre l'usage de ces appareils par les enfants.

Le 2 janvier, le ministère a dit avoir saisi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET) pour qu'elle mette à jour son expertise sur les risques liés à l'exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d'exposition que d'impact sanitaire. Pour la directrice de l'AFSSET, Michèle Froment-Védrine, l'arrivée sur le marché de téléphones portables pour les petits enfants est "une hérésie absolue".

"Je souhaiterais qu'on soit plus directif sur l'interdiction de l'usage du téléphone dans les écoles", a souhaité Mme Kosciusko-Morizet, observant qu'on "voit de plus en plus de téléphones portables dans les écoles et dans les plus petites classes, y compris en maternelle".

"Je comprends que les parents aient envie de joindre les enfants, par exemple à la sortie de l'école pour savoir où ils sont, mais je trouve qu'on devrait interdire l'usage du téléphone en maternelle et en primaire au moins, à l'intérieur de l'enceinte de l'école, c'est à dire non seulement dans les classes mais aussi dans la cour de récréation", a-t-elle précisé.

NKM a indiqué avoir adressé un courrier en ce sens à son collègue de l'Education Xavier Darcos plaidant pour "une mesure un peu forte, un peu nationale" qui "serait utile", selon elle, pour ne pas laisser les chefs d'établissements en première ligne sur cette délicate question. AP


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